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Foljuif 2015

 

Les lundi 21 et mardi 22 Septembre, 26 étudiants et 4 encadrants se sont rendus à la station de Foljuif : le Centre de Recherche en Ecologie Expérimentale et Prédictive (CEREEP) & l’Ecotron.

Le départ a eu lieu en fin de journée depuis l’ENS jusqu’à la gare de Lyon (à pied) puis en train jusqu’à Nemours-Saint-Pierre (arrivée 19h17).

Après une rapide prise de possession des lieux et le repas, le jeu de simulation de négociation COP 21 a commencé.

Simulation des négociations d’un sommet climatique – utilisation du logiciel C-ROADS.

Une fiche d’explication des règles avait été distribuée aux participants avant de partir. Dans le train, nous avons établi la liste des représentants appartenant à chacun des groupes régionaux participants aux négociations : les Etats-Unis (x3 personnes), l’Union Européenne (x3), la Chine (x3), l’Inde (x3), les autres pays développés (x2), les autres pays en voie de développement (PVD ; x4) et les lobbies (ONG : x2 ; lobbies pétroliers : x2).

Après le repas, chaque groupe a reçu une fiche contenant les données relatives à son état/groupe d’états, a réfléchi à sa stratégie de négociation et chaque joueur a choisi un nom représentant son pays (ex : Angela Merkel et Mario Monti étaient parmi nous !) .

Lectures de fiches de paysDiscussion Etats-Unis

A 21h30, le secrétaire général de l’ONU (Gérard Weisbuch) a brièvement rappelé les règles et le Round 1 des négociations a commencé . Des partenariats se sont formés entre l’Inde et l’Union Européenne, alors que les lobbies pétroliers ont maintenu leur emprise sur les Etats-Unis. La Chine a fait quelques concessions mais a refusé de mettre de l’argent dans le Fonds Vert et de limiter ses émissions de carbone dès 2015, indiquant qu’elle n’est pas responsable des taux élevés de CO2 atmosphériques actuels.

Négociations au sein de la ChineNégociations entre UE et Autres Pays Développés Les lobbyistes pétroliers

 Les propositions faites (cf. lien débriefing pour les détails des données) ont abouti à une augmentation de la température atmosphérique de +2,8°C environ en 2100. Cette température est largement en dessous du scénario du Business as usual qui prédit une augmentation de +6°C en 2100 (simulation C-ROADS). Un Round 2 de négociations et de propositions n’a abouti qu’à une amélioration de 0,2°C par rapport au résultat du Round 1.

Résultats des propositions et Secrétaire GénéralRound 2 des négociations

Les participants ont été très réactifs dès le début du jeu et ont rapidement assimilé les règles de négociations. Ils ont aussi pu constater que les négociations intergroupes (Chine vs. UE) ET intra-groupes (Brésil vs. Emirats Arabes Unis) sont difficiles.

==> Résultats des propositions et débriefing : Version courte - Version longue

Conférence Marie-Dominique Loÿe
Mardi matin, Marie-Dominique Loÿe a présenté la pollution atmosphérique à Paris et l’impact du chauffage au bois. Les données scientifiques ont été confrontées aux décisions politiques d’interdiction des feux de cheminée à Paris et de règlementation du chauffage au bois en Ile de France : « La pollution atmosphérique à Paris : les feux de cheminée sont-ils coupables ? ».

==> Présentation M-D Loÿe : Pollution Atmosphérique à Paris - Les feux de cheminées sont-ils coupables ?.

Présentation de la station CEREEP par Jean-François Le Gaillard.

Dispositifs expérimentaux prairiaux Fin de matinée : présentation des installations en extérieur autour des bâtiments mises en place pour les expériences sur le lézard vivipare (ex : influence du rayonnement UV à la surface de la peau des mâles sur l’attraction par les femelles), sur les mésanges (nichoirs et arbres visités géo-référencés), sur les pigeons, ou encore sur l’influence du sol urbain/non-urbain sur les communautés végétales urbaines/non-urbaines. Il a aussi décrit la diversité faunistique du site, et reptilienne en particulier.

Début d’après-midi : présentation des installations et dispositifs expérimentaux Dispositifs expérimentaux aquatiquesprésents et futurs de l’ENS autour du lac.

Fin d’après-midi : explication de l’évolution et du fonctionnement des modules ECOTRON, qui permettent de faire des expériences et de tester des modèles sur des milieux artificiels en milieu ultra-contrôlés. Intérieur de l'ECOTRON L’évolution des modules en réponse à des contraintes expérimentales a notamment permis une constante amélioration des performances et la prise de brevets de nombreux systèmes.

 

Julia Clause